Biographie:

Originaire de Kinshasa, Jeekay est un artiste indépendant congolais vivant à Repentigny. Arrivé au Canada à l’âge de 3 ans, il s’est plongé dans la musique dès l’âge de 10 ans grâce à ses frères déjà actifs dans l’industrie.
Jeekay a sorti plusieurs singles, albums et vidéoclips, cumulant plus d’un million d’écoutes sur les plateformes de streaming. En 2022, il a sorti deux albums largement médiatisés par Radio-Canada. Lors de l’été 2024, il a performé aux Franco de Montréal pour le lancement de l’album Nouvelle Ère du collectif 3 Heures Prod faisant suite à leur premier album. En 2023, il a collaboré avec Kaneki, un artiste français signé chez Ninho.

Album: Monos

8 titres

Jeekay-monos

Quelques textes renferment des passages dédiés à sa mère, qui est l’une des plus importantes sources de motivation. « Je leur dirai bye quand j’aurai comblé le plus grand désir de ma mère », chante-t-il sur le morceau Bye Bye. C’est grâce à sa mère si Jeekay persiste et signe. Elle lui a fait comprendre que rien n’est impossible pour celui qui avance avec conviction. En observant sa mère affronter les tempêtes, il a saisi qu’une personne est forte quand elle a le courage de se relever avec dignité. C’est ce qu’elle a fait quand la petite sœur de Jeekay, appelée Monica, a perdu la vie à la naissance.

Monos est constitué de huit morceaux, qu’on écoute comme on lit un
bon roman. Jeekay a composé et écrit l’entièreté de la matière. Il a néanmoins fait appel à Rosalvo pour le banger purement montréalais intitulé Chargé, une production de BirdzOnTheTrack.
Pour aborder le thème des relations de longue date, sujet principal de la chanson À ma table, Jeekay a par ailleurs choisi de travailler avec un ami d’enfance, le rappeur King J. C’est un titre qui traite de leur amitié, qui a traversé les époques : « On mange ensemble depuis longtemps, c’est comme ça par ici », peut-on entendre sur la pièce.
Jeekay a aussi collaboré avec l’ami et ingénieur Switchin Knobs, qui a produit l’album. L’équipe 3hDuMat et l’agent Dallas sont également d’une aide inestimable dans l’aventure de Jeekay.

Avant-dernier d’une famille de dix enfants, Jeekay a quitté son Congo natal pour la France lorsqu’il était jeune enfant. Après avoir vécu trois ans en Europe, il est débarqué avec les autres membres de sa famille à Montréal. Il a passé une bonne part de sa jeunesse dans l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve, avant de déménager à Repentigny. C’est à cette époque que les péripéties se sont enchaînées, les bonnes comme les mauvaises. Turbulent, Jeekay a eu un parcours assez difficile dans la vie comme à l’école. Quoi qu’il en soit, ces expériences ont façonné la plupart de ses meilleurs souvenirs, qu’il partage çà et là sur l’album Monos. La chanson Bhay est un parfait exemple.
Jeekay a toujours baigné dans la musique. D’ailleurs, cinq de ses frères aînés – dont 6illy et GhettoClass – ont déjà produit et écrit des
chansons. Jeekay a déjà collaboré avec eux.
C’est à 15 ans qu’il s’est vraiment consacré au rap. La musique, qui était au début un passe-temps, est devenue un exutoire, une passion, un mode de vie.
De nature, Jeekay n’est pas quelqu’un qui exprime aisément ses idées et ses sentiments. Le rap est donc devenu pour lui le meilleur moyen d’évacuer, de dire d’où il vient et de communiquer ce qu’il ressent.
Enchaînant single après single depuis le début de sa carrière, c’est son titre Béton, paru en 2019, qui lui a confirmé sa place dans le rap. Tant mieux, puisqu’il a choisi le rap plutôt que la rue, comme il le raconte si bien dans son morceau Bigo : « J’ai zoné, maintenant je suis derrière le micro ».